Romorantin - La Pyramide - le 18/10/2007

Pyramide (Romorantin)
Quel plaisir, non, quelle joie, de retrouver Marie et ses musiciens hier, après presque quatre mois sans leurs chansons en live ! Nos artistes ont bien fait leurs devoirs de vacances. Musiques, mise en scène, décor, instruments, tout a évolué, dans le bon sens bien sûr. Nous avons eu droit à plus de quatre-vingts minutes de spectacle, d'une qualité toujours un cran au-dessus à chaque concert.

Marie CherrierLes portes de La Pyramide ouvrent à 20h15. Nous sommes bien placés, au second rang, tout près et juste au niveau de la scène. Petit à petit la salle se remplit et seule la mezzanine n'est pas pleine. Pendant l'attente nous découvrons les nouveautés du décor. Le tambourin haut perché, éclairé comme une lune, a disparu, au profit d'un grand drap circulaire, où seront sans doute projetés des jeux de lumière. Le fond de la scène est décoré de trois demi-cercles d'ampoules colorées. Au-dessus d'un petit escalier de quatre marches pendent trois grosses lampes, façon anciennes suspensions de cuisine. La scène étant vaste les instruments sont bien répartis, les musiciens auront de la place. A l'arrière gauche nous découvrons les deux synthétiseurs du nouveau membre du groupe.. Les tabourets de bar ont eux aussi disparu. A côté de Franck je remarque ce qui me semble être un nouvel ampli de guitare, que Franck viendra allumer quelques minutes avant l'entrée en scène. Enfin le tambourin a changé également : il est maintenant en demi-lune et jaune.

Le concert commence à 20h45, par l'entrée en scène de Franck, Damien, Christophe et Jean-François Delfour aux claviers. Ce fidèle de l'aventure de Marie, producteur et co-arrangeur des deux albums, et compositeur de quelques chansons, n'est que remplaçant ce soir. Marie entre la dernière, toujours pieds nus, et attaque avec une version de "La belle vie" radicalement nouvelle ! On a presque l'impression d'entendre une nouvelle chanson. Marie est habillée d'une simple robe noire virevoltante. Tout au long des vingt chansons nous constatons le travail accompli sur les orchestrations, et l'apport indéniable des claviers. Ceux-ci ajoutent essentiellement un son de piano mais aussi quelques notes d'autres instruments, pour coller aux versions des chansons sur le nouvel album. Certaines chansons sont bouleversées, comme "Les baleines" (pour laquelle je préférais l'ancien arrangement), d'autres sont proches des versions qu'on connaissait et juste subtilement enrichies, comme "Le curé" ou "Le café noir" qui offre un beau travail à la guitare de la part de Franck et un soutien sympa au piano. Pour la si belle "Le temps des noyaux", Marie joue seule au piano (puisque, dit-elle, elle l'a composée ainsi).Marie Cherrier et ses musiciens Cette version est franchement sublime. Marie, n'y touche plus !Au milieu du spectacle, les musiciens se regroupent autour de Marie, assise sur les marches, pour une séquence calme, avec "Le bistrot", "Manouche" et "Gardez bien vos moutons". Nos artistes ne sont éclairés que par les trois lampes de cuisine et les rampes colorées, c'est très joli, très intimiste. La mise en scène a vraiment beaucoup évolué également. Marie introduit "Ben alors quoi ?" en citant pour la première fois explicitement Renaud Séchan, faisant allusion aux propos virulents du chanteur en réponse à la chanson de Marie. Celle-ci avoue qu'elle en a pleuré : Romane ayant aussi pleuré, elles sont quittes. Marie finit sa première partie sur "Apprends-moi à en rire", qu'elle chante les yeux fixés au loin, et court cacher son émotion en coulisses pendant que ses comparses finissent en instrumental. Nous avons droit à une chanson déjà connue mais hors album, "Les chevaliers" et à une vraie nouvelle chanson, que j'appelerai "Tapis volant", très rock, très sympa.

Marie a abandonné également son gimmick du vrai-faux rappel. Elle revient naturellement pour deux dernières chansons, "J'tai inventé" et un "C'est pas d'ma faute" endiablé. Marie finit au centre de la scène, les musiciens tournés vers elle, parfait. Un salut, quelques mots de remerciements et la belle s'en va dans un éclair de cheveux d'or. J'avais cru être lassé après treize concerts l'an dernier mais non seulement il n'en est rien, mais j'ai toujours envie de retourner Marie et ses musiciens autant que je peux tellement ses concerts s'améliorent et ne se ressemblent jamais.

Seul couac, Marie devait se sentir trop en confiance et elle a eu un trou sur "Gardez bien vos moutons" et "Paysage perdu", pourtant d'anciennes chansons. Les rares fois où c'est arrivé, elle paraît instantanément perdue et le public la soutient en applaudissant, tandis que Franck se marre au lieu de l'aider ! Un mot aussi sur la batterie qui est parfois un peu envahissante, quand Damien se lâche un peu trop.

L'émotion à écouter Marie est intacte et l'envie de continuer à la suivre dans son aventure aussi. J'attends avec impatience le prochain concert, à Blois ou Issoudun.

  1. La belle vie
  2. Septième ciel
  3. La funambule
  4. Tourterelle
  5. Les baleines
  6. Marchand d'froufrous
  7. Le temps des noyaux
  8. Le bistrot
  9. Manouche
  10. Gardez bien vos moutons
  11. Les chevaliers
  12. Paysage perdu
  13. Ben alors quoi ?
  14. Le curé
  15. Les pattes du loup
  16. L'air du temps
  17. Café noir
  18. Apprends-moi à en rire
  19. J'tai inventé
  20. Pas d'ma faute

Erwan - le 19/10/2007 (Autres photos de Erwan)

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